Le retour de l’expédition Lengguru 2014

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Persistance des mondes oubliés…
Pour les spécialistes de l’exploration, la cause est entendue : la découverte de nouvelles terres en ce début du 21ème siècle relève désormais d’une mission impossible. On serait en mal de les contredire. A l’heure où notre globe est saturé de satellites en tous genres qui permettent de cartographier la terre dans ses moindres détails, chaque petit caillou est soigneusement répertorié, dûment renseigné avec ses coordonnées GPS et finalement repérable dans les logiciels de cartographie accessibles au plus grand nombre. Comme si, finalement, la reconnaissance cartographique valait pour (re)connaissance universelle. Vraiment ? Une image, aussi précise et complétée d’une multitude d’informations soit-elle, ne dit rien, ou si peu, de la réalité d’un terrain. La preuve avec quelques reportages publiés dans ce numéro, dont le plus emblématique est, bien sûr, celui consacré à l’exploration « Lengguru 2014 » que notre reporter, Jean-Marc Porte, a eu le privilège de suivre. Capture d’écran 2015-03-02 à 00.27.04Lengguru ? Un massif montagneux perdu dans la péninsule de Papoua Barat – partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée (Indonésie) – qu’une équipe franco-indonésienne de 74 biologistes s’est mise en tête d’explorer. Après un mois d’expédition dans trois types d’environnement – terrestre, souterrain et marin – et dans des conditions « à la Bougainville » mais avec les outils technologiques d’aujourd’hui, nos aventuriers-scientifiques ont identifié une cinquantaine de nouvelles espèces qui permettront de mieux comprendre les écosystèmes locaux et de vérifier comment plantes et animaux ont pu s’adapter à un terrain pour le moins chaotique.
Capture d’écran 2015-03-02 à 00.24.43Des découvertes majeures dans ces mondes oubliés mais qui demeurent fort modestes si on les rapporte à l’échelle planétaire. Pour 1 614 million d’espèces actuellement décrites, incluant vertébrés, arachnides, crustacés, plantes et autres hexapodes, les spécialistes estiment que 12 350 millions (estimation basse), voire 118 400 millions 400 000 (estimation haute) sont encore à découvrir !
Capture d’écran 2015-03-02 à 00.26.57C’est vous dire le chemin qui nous reste encore à parcourir avant de clore le chapitre de l’exploration…
Pierre Bigorgne – directeur de la rédaction / Magazine Grands Reportages / Numéro 403 – février 2015

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