Conflits pour l’eau Malaval – Bramont

Les rivières « Bramont » :

Deux cours d’eau portent ce nom et pour les distinguer d’autres appellations sont utilisées : le Bramont supérieur (Bramont-Lot) et le Bramont inférieur (Bramont-Tarn).

Ces 2 cours d’eau ont une histoire géologique faite de captures et de pertes … Ils ont aussi fait l’objet de dérivations anciennes à des fins agricoles. Mais des conflits d’usage ont rapidement éclaté (entre agriculteurs, entre agriculteurs et usagers) concernant notamment la mise en place de dérivation du cours d’eau mais aussi plus simplement de son utilisation à des fins d’irrigation. Ces conflits sont répertoriés dès 1809 dans des archives familiales locales (propriété des Combes). Ils ont été soumis à de multiples arbitrages par les autorités représentant l’Etat à différentes échelles (préfet). Les conflits cessent dans la deuxième moitié du siècle à la suite d’un arbitrage du ministre de l’agriculture. Pourtant, les tensions autour de la gestion et de l’utilisation du cours ressurgissent à plusieurs reprises. En 1918, dans le contexte perturbé de fin de le Grande Guerre, un crime aurait été commis aux pertes du Bramont. Des conflits d’usage existent encore cependant aujourd’hui même s’ils font moins l’objet de recours. Ils sont liés à l’évolution des représentations de l’espace rural et de la nature dans nos sociétés. (texte de Mme GARDAREIN, professeur d’Histoire-Géographie)

Voici des information transmises par Daniel ANDRE :

Nous avons plusieurs documents d’archives sur les problèmes des dérivations d’eau autour du Bramont supérieur (branche du Lot) et du Bramont inférieur (Branche du Tarn). Mon épouse, qui a hérité de la propriété des Combes, a aussi hérité des archives venant de la famille Boyer (du célèbre Léon, Garabit) via la famille Boileau de Castelnau ; une liasse de documents notariés et des lettres évoquent tous ces problèmes ; le document le plus ancien date de 1809.

Document 1823 web

C’est une décision du ministre de l’agriculture de l’époque qui a mis fin aux conflits (1866 = de mémoire).

Cela n’a pas empêché un crime commis en 1918 aux pertes du Bramont (relaté par Gajac). Les cousins Boyer, Germer-Durand, Delmas etc. ont alors vendu la propriété à Eugène Puel, l’arrière-grand-père de mon épouse, à très bas prix (1918 = hécatombe lié à la guerre et à la grippe espagnole, effondrement des prix des propriété agricoles).

J’ai trouvé aux archives des liasses intéressant cette propriété des Combes ; je n’ai fait que les effleurer (en particulier le chartrier de Rocheblave).

Fissures-Combes-1860

Une recherche diligentée par la mairie d’Ispagnac (qui y avait intérêt) a abouti à la découverte de dossiers sur le sujet de cette capture (hydraulique agricole, Ponts & Chaussées) ; j’ai obtenu des photocopies de plans de géomètres ; j’ai toujours eu le projet d’aller aux Archives et de demander à mon ami Alain Laurens de m’aider à obtenir des scans couleur de ces documents, et surtout à en rechercher d’autres.

L’épisode du meurtre, s’il était avéré, devrait pouvoir aussi se débusquer dans les archives.

(Daniel ANDRE, message du 8 septembre 2014)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.