Diversité des concrétions de la grotte Malaval

Données fournies par Daniel ANDRE (2014) , illustrées (Alain Jacquet) et complétées par les données issues du travail des élèves du Lycée Peytavin :

Formes minérales distinctes dans la grotte de Malaval

Dolomite (dans la roche)

Calcite (dans la roche et sous forme de concrétionnement)

Aragonite (concrétionnement)

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Blende  (sous forme de petits cristaux acajou, dans des filons)

Galène argentifère de type alquifoux (faible teneur en argent) (filonnets subverticaux et en lentilles horizontales dans des filons)

Quartz (dans des filonnets subverticaux)

Barytine blanche(dans des filons)

Azurite (dans des filons)

Malachite (dans des filons, et mouches visibles sur le plan d’arrachage d’épontes filoniennes) (galerie Traversière)

Gypse  (concrétionnement et dans des filonnets subverticaux)

Pyrites de fer (en cubes striés ou en pyritoèdres dans les filons, traces abondantes dans le substrat)

Marcassite (concrétions fibro-radiées)

Hématite brune

Ténorite (oxyde noir de cuivre)

Manganèse (filons et concrétionnement sous forme de mouches parfois étoilées)

Leopard web
Photo transmise par Daniel André

Hydromagnésite (concrétionnement)

Kaolin (dépôt alluvial)

Uranium 238 (imprégnation dans la roche, dans les alluvions et concentration dans l’aragonite massive)

Strontium (dans la roche calcaire, les alluvions d’origines allogène et autochtone et dans l’eau)

Magnésium, carbonate (dans la roche, les concrétions et l’eau)

 

Classes (élargies à toutes les catégories) de concrétions dans Malaval et le Bramont

Gypse

Fleurs de gypse (pâte de dentifrice) (extrême amont, entre Blanches et Super-Blanches, réseau des Tucs, galeries sous-jacentes à ce réseau)

Hermines ou cheveux de gypse (fibres et aiguillettes) (extrême amont)

Bavures d’escargots (gypse pariétal, vitreux) (entre Blanches et Super-Blanches, et les 500 derniers mètres de l’amont)

Ponctuations (cristaux) de gypse (galerie Traversière, galerie intermédiaire entre Blanches et Super-Blanches)

Croûtes de gypse (galeries sous-jacentes au réseau des Tucs)

Pulvérisations neigeuses de gypse sur des galets de granite (extrême amont)

Aragonite

Anthodites d’aragonite (un peu partout, mais surtout dans les Blanches et Super-Blanches, la galerie Traversière, la galerie Chabaud, le réseau des Tucs, la rivière des Meuniers)

Fleurs d’aragonite en stalagmites, poussant du sol ou de l’argile (rivière des Meuniers, Blanches, Super-Blanches, galerie Chabaud)

Tubes d’aragonite (Blanches, Super-Blanches, galerie Chabaud, poche suspendue dans l’amont (escalade Jean-Louis Galéra)

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Aragonite flottante (réseau des Tucs)

Boule de gour d’aragonite massive (réseau des Tucs)

Pool Fingers (galerie Traversière, rivière des Meuniers)

Coralloïdes  (un peu partout, mais surtout dans les Blanches et Super-Blanches, la galerie Traversière, la galerie Chabaud, le réseau des Tucs, la rivière des Meuniers)

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Aciculaires, diverses formes (salles Blanches surtout)

Aragonite en chapelets de boules (salles Blanches surtout)

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Fistuleuses d’aragonite (salles Blanches, galerie Chabaud et rivière des Meuniers)

Anémolithes (galerie Chabaud surtout)

Aragonite massive blanche (partout, mais surtout dans le réseau des Tucs où des massifs atteignent 10 à 15 m de hauteur, sur une trentaine de largeur)

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Stalactites d’aragonite massive à annelures empilées (galerie Chabaud, Blanches, Super-Blanches, galerie Traversière)

Aragonite massive bleue (une trentaine de locus, dont la galerie Monique)

Aragonite coralloïde bleue (galerie Monique, salle Bleue, locus bleu des Super-Blanches). Une analyse d’un échantillon provenant de la collection personnelle de Daniel André a été réalisée par un groupe d’élèves en TPE en 2013 – 2014. L’analyse au cristallographe X a validé la présence d’Aragonite. L’analyse à la sonde de microanalyse X (EDS) du MEB environnemental a permis d’identifier les atomes présents : Ca, C et O en proportions correspondant au Carbonate de calcium et a montré la présence de Cu et de Zn en quantité importante (6,23 à 9,71 %).Plafond-3

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Echantillon observer au microscope électronique à balayage

Bulles ou peut-être « popcorns » d’aragonite massive, ou d’hydromégnasite ( ?) (galerie Chabaud)

Concrétions pariétales en choux-fleurs (rivière des Meuniers)

Champignon d’aragonite massive (par érosion) (rivière des Meuniers)

Coupelles d’aragonite (galerie Monique)

Nids d’hirondelles (minuscules) (rivière des Meuniers)

Pattes de crabe (rivière des Meuniers).

Pisolithes en toupies (galerie Traversière).

Pisolithes sphériques d’aragonite (rivière des Meuniers, rivière principale, galerie Chabaud)

Pisolithes cubiques d’aragonite (grotte-perte du Bramont)

Gours d’aragonite (rivière des Meuniers, réseau des Tucs, galerie Monique)

Gours d’aragonite bleue (galerie Monique, grotte-perte du Bramont)

Dendrites de manganèse (étoiles pariétales sur aragonite massive) (salle Bleue, salles Blanches)

Calcite

Calcite massive verte (galerie Monique)

Calcite massive bleue (galerie Monique)

Calcite massive marron foncé à noire (dans la rivière et dans la grotte-perte du Bramont surtout)

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Pisolithes de calcite en toupie (galerie Traversière)

Pisolithes sphériques de calcite (rivière principale)

Grandes structures classiques, colonnes, stalactites, stalagmites, coulées, gours, draperies, etc. (rivière des Meuniers)

Hélictites de calcite (rivière des Meuniers, galerie Monique = « graines de soja »)

Fistuleuses courtes sur hélictites (rivière amont, rivière des Meuniers)

Calcite flottante (réseau des Tucs)

Stalactite creuse conductrice d’un écoulement notable (les fameux « Showerheads » des USA, ou bien le non moins célèbre « Vagin » du gouffre Berger) (rivière des Meuniers)

Mondmilch (probablement, car il ne peut raisonnablement pas y avoir partout de l’hydromagnésite)      

Argile et sables

Stalagmites creuses d’argile (rivière des Meuniers)

Stalagmites pleines d’argile à « caput penis » (rivière des Meuniers)

Soldats d’argile indurée (type « Trabuc ») (rivière des Meuniers)

Colonnettes de sable induré (aval du puits des Combes, après la grande salle)

Vermiculations argileuses (galeries d’argile de l’amont du puits de la Gleyse, galerie des Franciliens, shunts, etc.)

Divers

Boxwork d’origine filonienne (licols de la galerie Traversière)

Géodes de barytine crêtée (extrême amont)

Géodes ferro-manganiques (extrême amont)

Géodes à gros rhomboèdres de calcite (extrême amont)

Curiosités géologiques et géomorphologiques et divers

Galets de Galène (charriés par la rivière)

Galets de marne bleue très indurée (se désagrège en « milliers » de fragments lors de réhydratation)

Débris de chailles du Bajocien inférieur (disparu de la surface), charriés par la rivière ou piégés dans des éboulis cryoclastiques

Erosion exacerbée de chailles (formes naviculaires, cupules, galets en forme de main creuse, etc.)

Débris de manganèse dans la rivière, près de filons ferro-manganiques (amont du puits de la Gleyse)

Petites marmites absolument hémi-sphériques dans le lit de la rivière

Creusement d’une partie de la rivière des Meuniers directement dans les grès du Rhétien

Empreintes et contre-empreintes de dinosauriens dans la cavité

Une venue d’eau incrustante (fer) sans doute hydrothermale (par un trou de sonde réalisé par le BRGM en 1956) Un prélèvement a été effectué le 2 juillet 2915 par Jean-Luc SEIDEL du laboratoire universitaire Hydrosciences Montpellier. Les analyses donnent : Température : 8,9 °C, conductimétrie : 495 uS / cm. Pour Jean-Luc SEIDEL, cette valeur ne correspond pas à une signature hydrothermale.

Creusement d’une courte partie de la grotte à partir d’un grand filon de galène + blende + barytine (amont immédiat du puits des Combes)

Formation de cristallisations de glace lors de certains hivers : cristaux, coulées, stalactites, stalagmites (les 150 m de l’entrée naturelle)

Deux concrétions vertes, l’une signalée par le BRGM en 1956 (probablement prélevée), l’autre observée à la rencontre de la galerie amont principale et de la galerie Traversière (calcite ou aragonite ?)

Radioactivité parfois « forte » concentrée dans les formations les plus denses et les plus épaisses d’aragonite massive (Uranium 238), jusqu’à 520 chocs par seconde.

Thermoluminescence de certains édifices d’aragonite massive (sans aucun doute liée à la radioactivité)

Remontées d’origines hydrothermales formant des figures de type dendritiques (substrat calcaire de l’Hettangien ; visible un peu partout, notamment entre les puits des Combes et de la Gleyse, et entre les Blanches et les Super-Blanches) = anneaux de Liesegang

Présence de « disques » de colonnes, formations de «cicatrisation» après bris des édifices (mouvements de terrain dus aux tassements ou peut-être à des séismes)

Daniel ANDRE, message du 30 septembre 2014

 

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